Certains espéraient que le bras de fer qui se poursuit depuis près d’un an, entre la coopérative sucrière Tereos et ses coopérateurs frondeurs réunis au sein de l’ADCT, Association de défense des coopérateurs de Tereos, aurait pu trouver une issue avec la comparution de huit d’entre eux devant le tribunal de Paris, ce mardi 4 juin, il n’en a rien été.

Tereos avait porté plainte contre ces huit coopérateurs pour dénonciation calomnieuse, le 20 mars dernier, alors que ces agriculteurs avaient déposé le jour même une plainte contre X auprès du parquet antiterroriste de Paris, dans l’affaire du sorbitol qui provenait d’une usine du groupe sucrier, et qu’une ONG avait retrouvé dans des entrepôts de l’État islamique en Syrie.

Rendez-vous pour l’audience le 12 novembre

Le 8 avril, le parquet antiterroriste du tribunal de grande instance de Paris avait annoncé sa décision de classer « sans suite » la plainte contre X dont faisait l’objet Tereos. Le 4 juin, les huit agriculteurs concernés et la coopérative sucrière étaient convoqués devant le tribunal, pour le deuxième volet du dossier, celui de la plainte pour dénonciation calomnieuse, mais aucune décision n’a été prise.

Comme le souligne un porte-parole de Tereos, il s’agissait tout simplement du début de la procédure. L’audience en elle-même se déroulera le 12 novembre et une enquête va être conduite. La procédure va donc être longue et aucun jugement ne sera rendu avant la fin de l’année.

ADCT à la rencontre des adhérents

En attendant, les assemblées de région de la coopérative, qui sont programmées du 13 au 20 juin, ainsi que son assemblée générale, prévue le 26 juin, risquent de se dérouler dans un climat encore tendu.

En amont de ces assemblées, l’ADCT va à la rencontre des adhérents, au cours de réunions organisées en régions, pour présenter son projet « 2020, notre coopérative ».

Blandine Cailliez