« Les ventes de semences illégales sont en train de prendre de l’ampleur », constate Eduard Fito, président de l’ISF (Fédération internationale des semences), au cours de son discours d’introduction du 70e congrès annuel de cette association qui a réuni 1 720 personnes originaires de 63 pays.

« Nous avons décidé de placer parmi nos priorités la lutte contre ces pratiques frauduleuses, qui vont du vol d’une lignée parentale à un sélectionneur à la vente de semences qui sont des contrefaçons avec usurpation d’un logo d’entreprise. » Pour lui, les agriculteurs sont les premières victimes de ce phénomène, en achetant des semences qui ne correspondent pas à la bonne variété, qui peuvent véhiculer des parasites et qui peuvent ne pas germer.

Internet et réseaux sociaux dans le viseur

« Ce phénomène se développe partout, estime Michaël Keller, secrétaire général de l’ISF. On le constate en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud, mais aussi en Europe, puisqu’un trafic lié au crime organisé a été dénoncé récemment en Italie. »

« En France, ce phénomène est encore marginal, reconnaît Claude Tabel, vice-président de l’UFS, Union française des semenciers. Mais il a tendance à se développer avec la montée en puissance des achats sur internet et des échanges via les réseaux sociaux. »

Blandine Cailliez