Imprimer Envoyer par mail Commenter

Les agriculteurs avancent pas à pas vers le bio

réservé aux abonnés

-->

Ce baromètre Agrodistribution-ADquation sur la conversion à l’agriculture biologique s’appuie sur une double question posée début mai à 502 agriculteurs possédant au moins 50 ha de SAU.

Sur les 502 exploitants du baromètre Agrodistribution-ADquation, près d’un quart se posent la question de la conversion vers le bio, soit la même proportion que l’an dernier. Et ils sont déjà 10 % à avoir sauté le pas, avec un nombre plus élevé dans le Sud (14 %), terre de prédilection du bio.
Contenu réservé aux abonnés Agrodistribution
pour vous connecter et poursuivre la lecture
13%

Vous avez parcouru 13% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à Agrodistribution
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Profitez de notre progressive web app
  • > Recevez les 4 newsletters
  • > Recevez 1 numéros chez vous
J'en profite !
Le nouvel outil dédié de la coopérative Biocer, à Marcilly-la-Campagne dans l’Eure, sera opérationnel à la récolte 2019. © Biocer
« Le bio amorce un virage »
Gilles Renart,

« Nous sommes dans une phase d’évolution pour l’agriculture biologique avec un regard du secteur conventionnel sur ce mode de production qui change. J’en parle avec expérience, puisque je suis dans une coopérative qui est essentiellement dans le conventionnel. Nous pouvons dire que le bio sort de la niche, amorce un virage.

En effet, ce mode de production, qui suscitait surtout l’intérêt des zones intermédiaires, est en train d’intéresser de plus en plus les grands bassins de production, comme la région Centre ou le Bassin parisien. Ainsi, des exploitants de 200 à 500 ha se posent aujourd’hui la question de franchir le pas vers le bio.

Sur notre territoire du Centre et au-delà nous collectons en bio dans 28 à 29 départements , nous observons le développement de la conversion sur les zones de grandes cultures. D’ici trois à cinq ans, le paysage va changer.

Cependant, nous avons à professionnaliser notre logistique pour aller vers un silo bio par département de notre zone d’action principale, laquelle s’étend sur neuf départements. Nous ouvrons d’ailleurs cette année notre huitième silo. Avec la hausse des volumes, nous pourrons réduire les coûts de stockage, dont le ratio est de 1 à 3 entre le conventionnel et le bio. Mais cette réduction restera mesurée car le nombre plus important d’espèces produites en bio limite le remplissage annuel du silo à 1 (valeur qui peut monter à 2 en conventionnel), et les exigences de tri sont élevées.

Notre groupe coopératif Axéréal, qui a collecté pour la première fois du bio en 1990, compte 600 producteurs en agriculture bio pour une collecte 2019 de 50 000 t. Sur les quinze dernières années, le volume a été multiplié par dix. Nous avons une croissance annuelle à deux chiffres et cette tendance va continuer pour les cinq ans à venir, entre 10 et 25 %.

Toute la filière s’y met. Les meuniers et les fabricants d’aliment pour le bétail s’engagent sur ces niveaux de progression. La demande en malt bio est également à la hausse chez de nombreux microbrasseurs.

Dernier point à souligner : la motivation du passage au bio, pour les agriculteurs, s’appuie sur le besoin de retrouver les fondamentaux de leur métier et de sortir d’une production devenue hyper réglementée. »

Imprimer Envoyer par mail Commenter