Depuis deux ans, la Scael propose l’achat de station météo à ses agriculteurs. L’objectif est d’obtenir des données fiables très localisées. Ces stations sont très utiles, en particulier lorsque l’agriculteur n’habite pas sur le siège de l’exploitation ou bien qu’il exploite différents secteurs. Une centaine de stations a été vendue. La Scael prend à sa charge l’abonnement, en échange du partage des données, ce qui a permis de créer un réseau communautaire.

« Le lien entre les deux outils est très simple »

Depuis le printemps, la coopérative teste le couplage entre les données météo et l’outil de pilotage des fongicides mis au point par Arvalis et BASF, Atlas. Kevin Chappé, conseiller technico-commercial à la Scael, explique le fonctionnement.

« Le lien entre les deux outils est très simple. L’agriculteur le fait tout seul, sur son smartphone, en deux clics. Concrètement, les données météo de la parcelle sont intégrées à un algorithme qui mouline la localisation, la variété de la culture et le risque fongique. L’agriculteur sait ainsi quand positionner un traitement. À cinq kilomètres près, on relève des différences de précipitation de 10 mm. La pression fongique et les dates d’intervention seront donc différentes. »

L’Agricampus 2019 innovant et digital

Visio-Green, qui propose des stations météo et des capteurs connectés, et Arvalis étaient tous les deux présents à l’Agricampus organisé par la Scael et les JA d’Eure-et-Loir, le 7 juin à Tremblay-les-Villages. 350 agriculteurs ont pu découvrir des solutions connectées : robotique pour le désherbage, cartographie et modulation de la fertilisation, outils de prévision de risque maladies…

Lors d’un Hackathon, organisé avec Le champ des possibles, des jeunes développeurs ont planché sur un outil pour envoyer des notifications réglementaires, un sujet choisi par la coopérative et le syndicat des Jeunes agriculteurs. Avec cet événement fédérateur, la Scael a délibérément pris le virage de l’innovation et du digital.

Aude Richard