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Un maïs nommé désir

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En France, la petite récolte attendue en maïs grain peine à arriver jusqu’aux silos. Comme aux États-Unis, où le feuilleton de l’été n’est pas fini et continue d’influer sur les cours mondiaux.

Ce n’est pas une surprise, la récolte française de maïs grain ne s’annonce pas mirobolante. La sécheresse quasi généralisée et les vagues de chaleur ont fortement entamé le potentiel de production, même pour des cultures irriguées dans des bassins sujets à des restrictions d’irrigation. Ainsi, le rendement moyen est estimé en baisse (85,9 q/ha selon Agreste, 89,5 q/ha selon l’AGPM)....
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« Une collecte jusqu’en décembre »
Sébastien Rouillay, courtier chez Aquitaine courtage

« Globalement, cette récolte avance très doucement. Au 15 octobre, seuls 40 % des maïs étaient récoltés dans le Lot-et-Garonne, voire 10 % au pied des Pyrénées ! Dans le Sud-Ouest, certains opérateurs anticipent une récolte jusqu’à début décembre. Les maïs sont encore humides, même si, visuellement, ils peuvent paraître cramés. Il y a une pression des OS et des ETA pour faire avancer les chantiers. Mais les primes incitatives à la livraison précoce n’ont pas rencontré un franc succès. En termes de rendement, au sud de Bordeaux, on peut espérer une moyenne de 80 q/ha en sec, jusqu’à 125 q/ha en irrigué, avec certains échos à plus de 150 q/ha. En Poitou-Charentes, plusieurs collecteurs craignent des niveaux autour de 40 q/ha en sec. Et dans le Centre, des maïs ont été purement et simplement détruits.

Du côté du commerce, les agriculteurs ont les moyens d’attendre financièrement et vendent peu. L’activité en portuaire est également limitée, de même que sur le marché intérieur, le maïs étant plus cher que le blé dans les formulations en alimentation animale. »

Embouteillages aux séchoirs
Nicolas Barjot © Nicolas Barjot

Dans de nombreuses régions, et en Alsace particulièrement, la récolte a démarré avec du retard par rapport à l’année dernière. « Grossièrement, la collecte a commencé le 15 octobre, à une date où elle était déjà finie en 2018 », confirme Nicolas Barjot, directeur d’exploitation du site InVivo d’Ottmarsheim (Haut-Rhin). Les OS n’ont pas incité financièrement à des livraisons précoces pour lisser la collecte, et surtout les maïs sortent avec 10 points d’humidité en plus en moyenne, allongeant le temps de séchage. « De quoi promettre des embouteillages devant les silos sécheurs, craint-il. Plus le temps passe, et plus on risque de les mettre sous pression. » Le pic de collecte était attendu début novembre, avec des livraisons jusqu’à la fin du mois.

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