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Cocorico,mais pas trop !

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La récolte 2019 a été tout en nuances, marquée par de grandes satisfactions et même des records en blé et orges, mais aussi des reculs de productions tout aussi importants en colza et blé dur.

La récolte 2019 s’est révélée exceptionnelle à bien des égards. Selon les estimations au 1er août d’Agreste, la production de blé pointe cette année à 38,2 Mt, en hausse de 8,1 % par rapport à la moyenne quinquennale, avec un rendement moyen de 76,1 q/ha. La canicule de fin juin n’a apparemment pas pénalisé la récolte à l’échelle nationale. Mais...
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« Des records de production attendus »
Nathan Cordier, responsable des analyses chez Agritel

« La récolte de blé à l’échelle mondiale est très bonne. On observe une hausse de la disponibilité chez les principaux exportateurs. La récolte de la Russie est supérieure à celle de 2018, au deuxième plus haut niveau historique. C’est en partie dû au phénomène de fortes migrations des surfaces de blé de printemps vers du blé d’hiver qui a un potentiel de production plus élevé. Les stocks de départ sont cependant relativement faibles, les disponibilités devraient donc être similaires à 2018 avec 80 Mt. En Ukraine, on attend un record de production que l’on estime à 28,2 Mt, avec des rendements atteignant le niveau record de 2016. L’Europe a connu cette année un rebond de production avec 150 Mt. Les disponibilités des États-Unis et du Canada devraient être confortables. On attend également une production record de 20 Mt en Argentine qui a bénéficié de très bonnes conditions d’implantations. C’est l’un de nos plus gros concurrents après la mer Noire, d’autant plus que son blé arrive sur le marché dans le courant de l’hiver et pourrait nous prendre des parts de marchés, notamment en Algérie. Il faudra bien suivre l’évolution de son prix pour rester compétitif. Le maïs ukrainien devrait également venir concurrencer le blé français sur le marché européen de l’alimentation animale. »

La Limagne à la recherche d’eau
Jérôme CHABANNE © Jérôme CHABANNE

Touchée par la sécheresse depuis le début de l’année, la Limagne a difficilement atteint la moyenne de 50 q/ha en blé. « Les rendements ont été très liés à la pluviométrie et donc extrêmement hétérogènes, de 2 à 7,5 t/ha, signale Cécile Perrin, directrice agronomique et commerciale de la coopérative Limagrain. Seuls les agriculteurs qui ont pu arroser ont atteint un rendement normal à 7-7,5 t/ha. » La capacité de stockage de l’eau est devenue pour la région et la coopérative un enjeu extrêmement fort, surtout depuis deux ans. « Nous avons très peu de capacités de stockage. C’est une urgence quasi vitale pour l’agriculture, l’industrie, mais aussi une urgence sanitaire. » La qualité a cependant été au rendez-vous, avec un taux de protéines moyen de 14,20 % pour la coop qui a 50 % de surfaces en blé améliorant, contre 13,3 habituellement. En orges, le constat est le même avec un rendement moyen de 46 q/ha, d’habitude plus proche des 60 q/ha.

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