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Le colza français dans le doute

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Cela fait deux automnes de suite que les semis de colza se passent mal dans l’Hexagone. C’est fâcheux, d’autant que les cours se portent bien et que les industriels sont demandeurs d’une graine origine France.

«C’est pire que l’année dernière, on va encore perdre 20 % de surfaces », se désole un OS du centre de la France. Pour la deuxième fois consécutive, la sole française de colza est affectée par de très mauvaises conditions d’implantation : une sécheresse tardive, suivie d’une séquence pluvieuse qui n’en finit plus cette année. Selon les estimations d’Agreste en...
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Trituration : une usine signée Ucal pour 2021

Les coopératives de l’Allier réunies autour de l’Ucal (Coopaca, Sica BB et Val’Limagne. coop) ont acté l‘ouverture d’une usine de trituration locale. Ce projet, nommé Ucal protéines, a pour ambition de sécuriser l’approvisionnement en protéines locales et non OGM des élevages et sera en mesure de couvrir les besoins (100 000 t de tourteaux) des usines d’aliments du groupe (Ucal et Atrial). « Les industriels vont demander de plus en plus de créer des filières avec ces notions de circuit court et de durabilité », justifie Yves Courrier, membre du directoire de l’Ucal. La construction devrait pouvoir démarrer fin 2020 pour une usine opérationnelle fin 2021. Nécessitant un investissement de 7,5 M€ a minima, ce nouvel outil industriel d’une capacité d’écrasement de 30 000 t sera situé sur le site de Varennes-sur-Allier, à côté du silo commun Ucal stockage. « Nous sommes en collaboration avec Terres Inovia pour faire des calculs de marge de trituration, informe Yves Courrier, et nous allons rapidement écrire le cahier des charges définitif pour cet outil que nous voulons souple, capable de triturer du colza, du tournesol, du soja, peut-être demain du lin. Nous souhaitons également une ségrégation des huiles ainsi qu’une extraction non chimique, afin de valoriser des huiles alimentaires « sans contact de solvants ». Nous voulons produire des tourteaux que l’on ne trouve pas sur le marché aujourd’hui comme du tourteau de colza décortiqué, qui peut concurrencer le tourteau de soja ou de lin. L’idée est d’aller vers un outil innovant et autonome, de construire l’usine du futur. » Ce projet comprend également le développement agronomique d’une filière soja, quasi inexistante sur le département. L’Ucal collecte environ annuellement 30 000 t de colza, 10 000 t de tournesol et 3 000 t de soja.

Saipol se recentre autour de quatre usines
L’usine de Sète, comme celle de Montoir, est sur la sellette. Stéphane LEITENBERGER © Stéphane LEITENBERGER

Concurrence du biodiesel issu de l’huile de palme et de soja, essor des importations d’Amérique latine, faible valorisation structurelle du biodiesel de première génération, agressivité du trading des grands acteurs mondiaux, évolution progressive du parc européen de véhicules vers des alternatives au diesel… Saipol est dans le rouge depuis 2015.

Face à une accumulation de pertes de 133 M€ entre 2015 et 2018, et « une tendance qui se poursuit pour l’exercice 2019 », Saipol, qui détient sept unités industrielles, prévoit de concentrer son activité autour de quatre d’entre elles : Bassens, Grand-Couronne, Lezoux et Le Mériot. Des sites qui « seront progressivement spécialisés, via un programme d’investissement, pour produire les solutions durables à plus forte valeur ajoutée au cœur du plan stratégique ». En contrepartie, la filiale de transformation des oléagineux du groupe Avril s’engage à « se recentrer sur les approvisionnements de graines issues de la ferme France », devant bannir ainsi l’utilisation d’huile de palme dès cette année. Sur deux sites, Sète et Montoir-de-Bretagne, elle va s’activer à « identifier en 2020 des opportunités de partenariat ou de cession ». Quant à celui de Dieppe, toujours à l’arrêt après l’explosion de juillet 2018, il devrait être reconverti dans la production d’une « protéine unique issue de colza non OGM », en partenariat avec DSM.

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