Ne pas « leur imposer de solutions sans avoir écouté leurs attentes ». Ce propos tenu par Christophe Grison, président de la coopérative Valfrance, lors de la table ronde d’Agrodistribution, reflète bien ce que les nouvelles générations souhaitent avant tout : être écoutées. À l’occasion du deuxième forum des jeunes coopérateurs organisé par Coop de France Ouest...
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« Ne pas enfermer les jeunes dans le bio ou l’agroécologie »

« Nous observons tous qu’il est nécessaire de réformer en profondeur le suivi des jeunes installés. Leurs attentes ne sont pas uniquement financières. Ils ont un fort besoin en formation, conseil technique ou gestion. En effet, le jeune n’est pas accompagné spécifiquement sur le calcul de ses coûts de revient et de ses marges brutes. D’un autre côté, les formateurs ont à évoluer pour répondre à toutes ces attentes, car il n’existe pas un modèle unique de production mais plusieurs. Ce qui demande de larges compétences. En outre, la profession agricole doit cesser de faire rêver les jeunes qui s’installent en agriculture bio, ou avec l’agroécologie, car ces voies sont complexes. Et il y a la question du suivi de productions marginales qui se développent. Aussi, il serait intéressant que le jeune réalise des périodes d’essai avant de s’installer. Dans mon département de la Haute-Marne, des phases d’essai sont proposées pour les Gaec afin de s’assurer de la compatibilité entre le jeune et les autres associés. Me concernant, j’ai pu m’installer en toute connaissance de cause en devenant le 8e associé du Gaec familial. »

« Montrer une belle image de notre métier »

« J’ai 31 ans et je suis membre de la commission Jeunes d’Agrial que j’ai présidée durant trois ans. Je vais bientôt la quitter car je suis devenu vice-président de la région Mayenne-Anjou. La commission Jeunes est aujourd’hui davantage une force de proposition qu’elle ne l’a été dans le passé. C’est elle qui a refondu le plan d’accompagnement des jeunes installés de la coopérative, opérationnel depuis le début de l’année. Après avoir travaillé au volet financier avec ce plan d’accompagnement, nous abordons maintenant le volet formation qui est essentiel. Nous avons besoin aussi de réfléchir à la communication et d’être ainsi plus présents sur les réseaux sociaux, par exemple. Nous souhaitons montrer une belle image de notre métier. C’est une de nos attentes fortes. C’est aussi une façon de motiver et de donner envie à des jeunes de s’installer, car ils sont de plus en plus rares à vouloir se lever tôt pour faire ce métier, comme en production laitière. »

« Mieux sécuriser les débouchés en aval et les filiales »

« Chaque jeune a son centre d’intérêt, sa fibre. Il s’agit en fait de trouver ce qui peut l’intéresser. Un des points essentiels pour nous, en tant que JA, est la sécurisation de l’aval. Nous souhaitons une meilleure structuration des filiales et de l’aval pour ne pas nous retrouver dans une situation compliquée, comme en betteraves sucrières depuis la fin des quotas.

Or cette sécurisation des débouchés peut être obtenue avec des quotas de production à l’image de ce qui se passe sur des petits marchés comme le comté. C’est important avant de se lancer dans une nouvelle production. »