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Biosécurité : agir collectivement

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La fièvre porcine africaine (FPA) est arrivée aux frontières nord de la France et les mesures de biosécurité doivent l’empêcher d’entrer. La nutrition animale a élargi collectivement ses procédures.

La biosécurité regroupe l’ensemble des mesures visant à réduire les risques d’introduction, de diffusion et propagation des agents pathogènes. L’éleveur, au même titre que tout acteur des filières de productions animales, est responsable de l’application de ces mesures à son niveau. Limiter la propagation des agents pathogènes s’appuie en tout premier lieu sur le respect des règles de bonnes...
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« Un sujet d’ampleur »
Sébastien Tauty (Coop de France Nutrition animale) et Blandine Markwitz (Snia), co-animateurs du groupe de travail biosécurité. © Y. Bolloh

« La biosécurité est un sujet d’ampleur qui légitime une force spéciale thématique. Mobilisable et mobilisé, ce groupe de travail d’une quinzaine de personnes permet à la profession d’acquérir rapidement les connaissances et les compétences pour déployer des outils les plus opérationnels possible. Ce fut le cas à l’automne dernier avec l’arrivée de la FPA en Belgique. Il peut solliciter le CSNA pour les sujets scientifiques quand il arrive en limite de ses compétences, par exemple pour connaître la nature et les caractéristiques des virus impliqués dans une épizootie. Le groupe de travail s’implique à la fois dans des sujets à long terme et à court terme. Il travaille en ce moment sur les bonnes pratiques de nettoyage-désinfection des camions, et les modalités de gestion d’éventuelles alertes aux salmonelles. Ses avancées seront soit intégrées dans le document “Contributions de la nutrition animale à la biosécurité”, soit diffusées au fur et à mesure afin que nos adhérents s’approprient et déploient rapidement les outils. »

« Généraliser les bonnes pratiques »
Fiche d’identité

Axéréal élevage : une des trois activités de transformation des céréales du groupe Axéréal avec la meunerie et la malterie.

10 sites de production d’aliments,1 site d’accouvage, 2 organisations de production et 4 sites pour le matériel d’élevage.

Bérengère Hoez, directrice QSE, qualité, sécurité, environnement, chez Axéréal élevage. © Jérôme CHABANNE

«Dans notre organisation, c’est le service QSE qui gère la biosécurité pour les usines d’aliments, l’accouvage et les organisations de production. Puis les consignes redescendent dans tous les services concernés par la mise en œuvre des procédures, l’usine comme l’organisation des tournées et les livraisons, ou bien encore les visites d’élevage. Nous avons intégré cet aspect biosécurité à notre HACCP avec deux niveaux de procédures : la gestion au quotidien, que ce soit les chiffonnettes pour les contrôles, les analyses sur les matières premières, le nettoyage-désinfection en routine ou les protections pour les visites en élevage, à laquelle s’ajoutent les consignes particulières en cas de crise. Nous travaillons les aspects salmonelles depuis longtemps avec des aliments thermisés, les contrôles des matières premières, notamment par les plans collectifs, mais la crise de l’influenza aviaire nous a fait accentuer les choses, même si aucun de nos sites n’a été concerné. Depuis, nous avons, par exemple, installé à l’entrée de tous nos sites une zone équipée de buses pour la désinfection des roues et des bas de caisse des camions. Au quotidien, les camions livrant les aliments sont les seuls concernés, mais en cas de crise, tous seront désinfectés, y compris ceux qui livrent nos matières premières. Pour faciliter les choses, nous testons actuellement un équipement fixe sur un camion avant de le généraliser à toute notre flotte.

Nous organisons également pour nos opérateurs, tous les deux ans, une formation à la HACCP qui compte donc un volet biosécurité. Nous accentuerons la communication en cas de crise. Les procédures sur les élevages, tant pour les protéger que pour protéger nos camions et donc ensuite nos sites, comptent le respect absolu du zonage avec les zones interdites et une désinfection systématique à l’entrée comme en sortie. Certaines choses relèvent du bon sens, par exemple, les voitures pour les visites d’élevage restent dehors. Les technico-commerciaux, outre les équipements habituels, disposeront, en cas de crise, de pulvérisateurs pour désinfecter leurs véhicules. Il reste, au niveau collectif, à bien déterminer les meilleures procédures de nettoyage-désinfection et l’impact sur l’environnement des produits utilisés. »

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