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Dossier Consolider les actions d’accompagnement

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Coops et négoces sont peu reconnus en tant que prescripteurs pour l’installation, alors qu’ils ont une carte à jouer avec déjà, pour certains, un programme jeunes, voire un service dédié.

Avoir le taux de maintien de l’activité dans les six ans suivant l’installation, de 86 % chez les moins de 40 ans, on peut se dire que le dispositif d’accompagnement des jeunes agriculteurs n’est pas si mauvais que cela. Ce taux dépasse même les 95 % chez ceux bénéficiant de la DJA qui les oblige à suivre le plan de professionnalisation personnalisé, et à profiter alors d’un accompagnement humain. Tout...
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« Le renouvellement des générations d’agriculteurs sera une thématique forte de notre prochain congrès »

« Depuis cinq à dix ans, un nouveau métier émerge dans les coopératives, celui de conseiller en installation, notamment en coops viticoles et en productions animales. La montée en puissance de cette fonction démontre toute l’acuité du sujet. Des coopératives se positionnent ainsi sur des domaines dans lesquels elles estimaient à une époque ne pas avoir à intervenir, tels le foncier ou le bâtiment. Sur le plan national, Coop de France s’engage ouvertement autour de l’enjeu du renouvellement des générations qui sera une thématique forte de son prochain congrès en décembre. Ainsi, un jeune agriculteur siège au conseil d’administration. La commission gouvernance, qui va être créée cet été, sera composée pour un tiers de jeunes exploitants afin de prendre mieux en compte leurs attentes. Nous mettons en place également un observatoire des actions des coops en faveur de l’installation avec une publication de ces actions prévue à l’automne. »

« Dans son accompagnement, le TC doit considérer le désir d’autonomie des jeunes dans la prise de décision »

« Les nouvelles générations d’agriculteurs, et notamment ceux qui succèdent à leurs parents, manifestent une forte volonté d’assumer la prise de décision avec une plus grande autonomie, en affirmant leur statut de patron. Le technico-commercial qui suit l’exploitation depuis plusieurs années peut alors se trouver en situation difficile s’il ne modifie pas sa posture. Non seulement la dimension économique prend tout à coup davantage d’importance, mais il lui faut également adopter une attitude très respectueuse des souhaits profonds du jeune agriculteur, quitte à remettre en cause des solutions pourtant gagnantes mises en œuvre avec ses parents : développer plus d’écoute, et le laisser procéder à ses arbitrages en pleine conscience. L’affirmation du jeune exploitant passe par là : la capacité du TC à moderniser sa posture est un prérequis à la poursuite de leur collaboration. »

« Nous allons rénover notre charte Jeunes agriculteurs »

« Les jeunes agriculteurs ont de fortes attentes et peuvent vouloir faire autrement. En tant que coopérative, nous avons à leur expliquer que notre organisation n’est pas ringarde. Nous allons ainsi dépoussiérer notre charte JA qui a cinq ans d’existence. Une réflexion est en cours. À ce jour, elle propose un étalement des paiements en appro et un prêt à taux privilégié pour l’achat de parts sociales. Nous pourrions instaurer une journée d’accueil, par exemple, que nous n’avons pas eu le temps de mettre en place, étant pris dans la gestion des affaires courantes. Nous avons cependant fait entrer plusieurs jeunes dans notre conseil d’administration, notamment après les promotions Atouts jeunes. L’un s’est lancé dans le poulet bio, un autre s’intéresse à la méthanisation. Il s’agit de pouvoir les suivre, de faire évoluer nos formats d’assemblées, de visites de plateforme, sans leur imposer nos solutions et en restant à leur écoute. »

« Notre démarche Atouts jeunes crée un esprit de promo »

« Plus de 1 300 jeunes agriculteurs ont suivi le cycle de formation Atouts jeunes depuis sa création en 2005. Ce cycle, particulièrement adapté aux coopératives agricoles, peut également être décliné pour d’autres organisations économiques. Il se déroule, sur l’année, durant treize jours, dont huit en salle et un voyage d’études. Sa particularité est de permettre de créer un esprit de promo et de tisser des liens entre les stagiaires. Ce cycle fonctionne très bien et offre la possibilité à la coopérative de s’appuyer sur un groupe de jeunes pour son animation interne et aussi pour son besoin de renouvellement des instances de gouvernance. Nous avons développé des modules qui permettent de donner une suite à ce cycle de formation et avons élaboré quelques propositions pour les entreprises souhaitant faire vivre leur groupe de jeunes. »

Trois coops,

AGRIAL. Le groupe coopératif normand a versé 1,6 M€ en 2018 à ses jeunes adhérents. Ce budget est reconduit pour la nouvelle formule de leur plan jeunes, Agriboost, lancée début 2019. Ce programme se décline autour de trois axes, pour « favoriser la réussite de votre installation et la pérennité de votre exploitation », est-il précisé dans la plaquette présentant la démarche : l’accueil (visite d’un site), le partage (journées métier, formations, voyages d’étude), les aides financières (au capital social, 1 000 € de services sur cinq ans). Ce plan bénéficie aux jeunes installés depuis trois ans et moins et qui sont coopérateurs. En contrepartie, il est demandé de venir à la journée d’accueil qui ouvre droit à un bon d’achat de 200 €.

TRISKALIA. La coop bretonne possède un service dédié à l’installation avec 4 référents experts qui accompagnent pour la mise en relation cédants-repreneurs, la conception de bâtiments, du conseil technique, une formation économique, du financement.

Ainsi en lait, le contrat nouvel installé garantit un prix sur cinq ans avec un abondement maximum de 24 €/1 000 l, plafonné à 9 600 €/an/contrat. Si le prix du lait est sous le prix garanti durant cinq ans, l’éleveur conserve le différentiel versé, alors transformé en subvention. Peuvent s’y ajouter 6 000 € pour une visite technique par mois dans le cadre d’un soutien technique renforcé, un bilan avec divers partenaires, des formations, etc.

EMC2. La rénovation du programme est en cours. Cette coop du Grand Est prévoit une enveloppe de 10 000 à 15 000 € par jeune installé, si toutes les conditions sont réunies. Ce plan sur trois ans offre une aide à l’achat de parts sociales, un service de conseils experts, de la formation. Il est aussi proposé une aide à la conception de bâtiments et un prêt à taux 0 pour le cheptel d’engraissement avec un prix de rachat des animaux garanti, intégrant les coûts de production.

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