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Dossier Vers des marchés relocalisés ?

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L’ampleur mondiale de la crise sanitaire pousse à des réflexions en amont et en aval quant à la pertinence de maintenir ou rapprocher des productions du territoire national. Et laisse une trace dans les ventes en magasin.

Si, en amont, les maillons de la chaîne ont bien tenu, avec des freins assez vite levés en logistique, l’ampleur mondiale de la crise a toutefois interpellé ses acteurs. Pour Claude Tabel, président de l’Union française des semenciers (UFS), les périodes de crise sont en effet « toujours propices à se poser des questions ». Ainsi, selon lui, « le fret aérien pour les semences risque d’ê...
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« Garder les usines en France »
Eugénia Pommaret, directrice générale de l’UIPP © Lucie PETIT

« Les usines de production de produits phytosanitaires n’ont pas souffert du Covid, notamment pour l’approvisionnement en substances chimiques. Cependant, une réflexion est menée autour de la capacité d’être en amont beaucoup plus réactif et proactif par rapport à la demande, car nous ne sommes jamais à l’abri de changements touchant notre secteur. Si la France s’oriente vers une autosuffisance alimentaire, il faudra livrer les phytos en conséquence. Aussi, le plus important serait déjà de ne pas conduire à la fermeture d’usines en France. Nous expliquons au gouvernement qu’il s’agit plus de ne pas casser les leviers industriels existants que de réindustrialiser le secteur. On a subi en effet un très gros revers avec l’article 83 de la loi EGalim qui rend impossible de continuer à produire en France des solutions non autorisées en Europe. Or, pour faire la transition agroécologique en passant peu à peu à des produits de biocontrôle, il faut pouvoir garder les usines pour les produire. Si on fait une croix dessus, on va être dépendant des importations. De même, la R&D doit pouvoir être maintenue en France. »

De nouveaux clients fidélisés dans les magasins RAGT
Nicolas Lecat (à dr.), DG de RAGT Plateau central, veut maintenir une offre de terroir dans des magasins proches des clients, même si le digital gagne du terrain.RAGT © RAGT

« Entre avril et juin, nous avons enregistré 15 à 20 % d’activité supplémentaire sur presque toutes les familles de produits (alimentaire, jardin, végétal…) par rapport à 2019, dans nos 29 magasins RAGT Jardin & Maison », témoigne Nicolas Lecat, DG de RAGT Plateau central, à Rodez (Aveyron). Une partie des nouveaux clients ont pu être fidélisés. En alimentaire, RAGT table surtout sur des produits du terroir avec des fournisseurs locaux, dont des clients agriculteurs du négoce. Mais ceci n’est pas le principal critère. « Si la production n’est pas présente, on choisit les terroirs voisins, à l’image des olives de l’Hérault. » Le concept peut être poussé jusqu’au bout, comme pour la bière Planet (orge RAGT Planet), de la Brasserie de l’Aveyron à Onet-le-Château, distribuée exclusivement dans les magasins RAGT.

« Nous avons, par ailleurs, remplacé nos catalogues papier par des envois dématérialisés sur les réseaux sociaux et nous avons été très surpris de voir qu’ils étaient souvent consultés, ajoute le DG. Toutefois, nous pensons qu’il faut garder un mix entre le digital et la présence sur le terrain, et ne pas passer, par exemple, en 100 % drive. Pendant le confinement, certains clients venaient aussi dans nos points de vente car ils avaient besoin de rencontrer du monde. Le service de proximité, c’est important. »

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