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Dossier Une relation à l’agriculteur plus efficace et multiple

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Des pratiques nées ou consolidées durant le confinement devraient perdurer car elles font gagner du temps et des points de contact avec les divers profils d’agriculteur.

Une bonne part des agriculteurs sont prêts à faire bouger leurs habitudes en appro, selon notre enquête ADquation-Agrodistribution de juillet, sur les pratiques mises en place par les distributeurs pendant le confinement (voir infographie ci-contre). Ces résultats trouvent écho chez Terres du Sud (lire ci-dessous) qui a été conforté « dans le sentiment que de nouveaux services étaient attendus, comme la livraison en cour de ferme...
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Récupérer ses commandes à tout moment avec terres du sud
Les livraisons cour de ferme sont assurées avec une flotte de dix fourgons propres au groupe. © Camille Garcia/Terres du Sud

Le groupe coopératif Terres du Sud, en Lot-et-Garonne, a profité de la période de confinement pour valider son outil omnicanal Agrifeel et son nouveau dispositif de livraison.

Agrifeel, interface entre la coopérative et les agriculteurs, se compose d’un service téléphonique dédié aux adhérents et d’un espace de commandes en ligne pour le suivi des dossiers et les ventes d’agrofournitures.

Le service Agrifeel Logistique, quant à lui, assure les livraisons cour de ferme, avec une flotte de dix fourgons propres au groupe. Les exploitants ont la possibilité d’opter pour un rythme de livraison à J + 1 ou J + 5 après la commande, la tarification variant selon la prestation demandée.

Les agriculteurs peuvent aussi choisir de se faire livrer en drive, dans l’un des 24 magasins Agrifeel Contact du groupe, dédiés aux professionnels, qui réceptionnent et distribuent les commandes. Ces derniers maillent le territoire et sont situés à 25 minutes maximum de chez les adhérents.

« Nous avons réalisé de nombreuses livraisons express cour de ferme et en drive sur nos points de vente, qui ont permis aux agriculteurs de recevoir leurs colis à temps, et nous avons eu de très bons retours de leur part, se félicite Patrick Grizou, président de Terres du Sud. Par conséquent, nous allons maintenir ces services. Et nous offrirons aussi bientôt aux producteurs la possibilité de récupérer leurs commandes dans des casiers accessibles en dehors des heures d’ouverture de nos magasins. »

Valfrance : minimiser les contacts physiques

« L’objectif de Valfrance, après cette crise du Covid-19, est de minimiser le nombre de contacts physiques », explique Laurent Vittoz, DG de la coopérative de l’Oise. Cet objectif s’applique aux collaborateurs et également aux agriculteurs. Ainsi, pour ces derniers, « nous avons décidé d’accélérer le processus de dématérialisation des documents enclenché par la coopérative, avec envoi numérique des factures, bons de réception, accès aux comptes sociétaux, etc. Moins on manipule de papier, moins on échange de virus. Le but est que, lorsque les agriculteurs viendront dans un silo, pour livrer une remorque de céréales par exemple, ils n’auront même plus à descendre du tracteur. Tout sera automatisé : pesées, prise d’échantillon, analyses, bon envoyé par SMS sur le smartphone de l’adhérent (photo). La technique est déjà expérimentée dans certains de nos silos, nous allons passer à une grande phase d’accélération du processus. » Et si cet été, Valfrance est revenue à un conseil d’administration présentiel avec les mesures de protection nécessaires, car il s’agissait d’un rendez-vous stratégique, elle continuera à privilégier dans les mois à venir les réunions agriculteurs en visioconférence.

Blandine Cailliez

Un attrait accru pour l’e-commerce
blandine cailliez © blandine cailliez

Les coopératives associées d’Inoxa, centrale d’achats en appro, ont constaté une montée en puissance des ventes en ligne ces dernières semaines, qui devrait se confirmer.

« Il y a un effet saisonnier dans les prises de commande sur internet, mais le Covid donne indéniablement un coup de pouce au e-commerce », note Bertrand Hernu, président de la coopérative Unéal et d’Inoxa (photo à g.).

« Tout ce qui est digital a bénéficié de l’effet Covid, c’est aussi le cas en agriculture, note Cédric Cogniez, DG d’Unéal (photo à dr.), qui dispose du site de vente en ligne UnéalCo et teste la plateforme d’InVivo, Aladin. Les ventes sont passées de plusieurs dizaines de milliers d’euros par an à quelques centaines de milliers d’euros. Nous nous attendons à ce que cette croissance dure. » Pour lui, la vente sur le net n’est pas une fin en soi. « L’intérêt d’un outil digital est aussi de montrer la largeur de notre offre, son niveau de compétitivité et notre savoir-faire. »

Un phénomène nouveau a été également relevé ces dernières semaines. « Le nombre de connexions a explosé à raison de plusieurs milliers par mois désormais. L’agriculteur se connecte et compare les produits et les prix. Il ne passe pas forcément commande sur le net mais par téléphone ou physiquement au magasin », ajoute le DG d’Unéal.

Agora, autre coopérative pilote d’Aladin, observe aussi un regain d’intérêt pour les commandes en ligne. « Notre site marche très bien, nous avons davantage de flux qu’avant le Covid. Il est certes difficile de savoir si c’est un effet post-Covid ou une tendance lourde à davantage d’achats sur le net », reconnaît Dorine Jarrige, responsable e-commerce d’Agora.

« Nos coopératives et négociants qui sont significatifs sur le marché disposent d’un site d’achats en ligne, précise Alain Frémy, DG adjoint d’Inoxa. En phytos et semences, notre plateforme logistique Sicalog prépare et expédie les commandes. La part d’internet croît et d’ici quelques années, l’e-commerce devrait représenter 20 à 30 % des ventes. »

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