Dans le contexte du Covid-19, les règles de biosécurité pour les productions animales sont encore plus drastiques puisqu’elles imposent, en plus des mesures habituelles, d’éviter les contacts entre personnes. De ce fait, expliquent les trois syndicats de la nutrition animale, Snia, La Coopération agricole NA et Afca-Cial, dans leur note commune du 23 mars, « il est recommandé de limiter autant que possible les déplacements de collaborateurs en élevage ». Deux corps de métiers sont particulièrement concernés en nutrition animale : les TC et les chauffeurs.

Pas de visites en élevage, sauf urgence

Pour les TC comme d’ailleurs pour les vétérinaires, les visites en élevage doivent être réservées aux cas strictement nécessaires liés à des questions techniques ou sanitaires urgentes dans le cadre de la conduite des animaux. « Les contacts par téléphone permettent également de maintenir un lien entre des personnes quelquefois isolées », rappellent par ailleurs les syndicats qui constatent que la majorité des entreprises a déjà mis de telles procédures en place.

En cas de visite obligatoire, les mêmes recommandations sont applicables tant pour les TC que pour les chauffeurs dont la circulation en exploitation est indispensable pour alimenter les animaux : l’application des gestes barrières en sus des EPI habituels (chaussures de sécurité et gants), les réserves nécessaires d’eau, de savon, de serviettes à usage unique ou de gel hydroalcoolique, le comportement à adopter en quittant sa cabine ou sa voiture (aérer, désinfecter le volant et les poignées, retirer le sac contenant les déchets dont les mouchoirs à usage unique)…

Des affichettes à destination des chauffeurs

Sans oublier, le comportement à adopter par les chauffeurs lors du chargement en usine (ne circuler que dans les zones utiles à leur fonction en évitant les lieux publics du site comme la cafétéria). Pour les bons de livraison, si la signature est nécessaire, il est demandé que l’éleveur utilise son propre stylo et que les distances soient respectées. Pour les chauffeurs, les syndicats ont résumé les bons réflexes sur une affichette qui est tenue à la disposition des entreprises.

Yanne Boloh